Pourquoi les oies volent-elles en file indienne pour économiser de l'énergie ?

Cet article s’articule autour de la question « Pourquoi les oies volent-elles en file indienne pour économiser de l’énergie ? ». Il présente la formation en V des oies pendant leur migration et explique, en s’appuyant sur le principe des tourbillons induits dans le vol des avions, pourquoi ce type de vol permet aux oies d’économiser de l’énergie. Il montre également que le vol en tête de file est le plus énergivore, et que les oies se relaient pour assurer que tous les membres du groupe parviennent à leur destination.

Pourquoi les oies volent-elles en file indienne pour économiser de l'énergie ?

Lors de leur migration, les oies se rassemblent toujours par dizaines, centaines, voire milliers d’individus, volant les unes derrière les autres. Les anciens les appelaient « formation d’oies ». Cette formation est dirigée par une oie expérimentée. Lorsque le rythme s’accélère, le groupe prend la forme d’un « V ». Une fois le rythme ralenti, le groupe revient à la forme d’un « I », ce qui est une mesure efficace pour effectuer une migration de longue distance.

Les aérodynamiciens ont découvert que, pendant le vol, la pression de l’air sur la surface inférieure de l’aile d’un avion est supérieure à celle sur la surface supérieure. Cette différence de pression fournit non seulement de la portance à l’avion, mais dévie également le flux d’air sous le bord d’attaque de l’aile vers le haut, créant deux tourbillons d’induction. Ces tourbillons d’induction génèrent un flux d’air ascendant sur le côté extérieur de l’aile et un flux d’air descendant sur le côté intérieur, ce qui crée une résistance d’induction pour l’avion.

Lors du vol, les oies produisent des tourbillons d’induction similaires au niveau du bord d’attaque de l’aile. Lorsque le groupe vole en formation de « V », toutes les oies, sauf la tête, bénéficient du flux d’air ascendant produit par les tourbillons d’induction, ce qui leur permet d’économiser de l’énergie pendant le vol. Comme la tête ne peut pas profiter de ce flux d’air ascendant et est donc la plus fatiguée du groupe, les oies se relaient pour assurer que tous les membres du groupe parviennent à leur destination.