Le jeu de kéglé est un sport à la fois simple et amusant. Les archéologues ont découvert des images de joueurs de kéglé sur des briques peintes de la dynastie Han, ce qui témoigne de son histoire millénaire. La tradition du kéglé consiste à envelopper une pièce de monnaie en cuivre dans un tissu pour servir de base, à couper une extrémité d'un tube creux en plume d'oie et à en couper quatre autres sur le côté pour les plier à 90° et les coudre à la base, puis à insérer cinq ou six plumes de coq. Un joli kéglé est ainsi fabriqué. Bien que la structure du kéglé soit simple, il existe de nombreuses façons de le jouer. De nombreuses régions organisent également des concours de kéglé pour voir qui peut réaliser les mouvements les plus spectaculaires et les plus difficiles. Mais pourquoi faut-il absolument insérer des plumes dans le kéglé ? Un kéglé sans plumes peut-il encore être joué ? En effectuant une expérience, vous découvrirez que seules les plumes permettent au kéglé en vol de rester avec la base vers le bas, chaque coup de pied rencontrant exactement la base du kéglé. Sans les plumes, le kéglé tournerait dans tous les sens et il serait impossible de frapper la base avec le dessus du pied. Par conséquent, les plumes permettent au kéglé de maintenir une position stable dans les airs. La base du kéglé concentre presque tout le poids du kéglé, tandis que les plumes, bien que légères, ont une surface beaucoup plus grande que la base. Lorsque le kéglé vole dans les airs, la résistance de l'air aux plumes est beaucoup plus grande que celle à la base. Si le kéglé s'incline d'un côté, la résistance de l'air aux plumes le ramène à sa position initiale, sans qu'il ne tourne. En termes d'analyse mécanique, le poids des plumes est faible, mais lorsqu'elles s'éloignent de leur position d'équilibre, le moment de résistance de l'air est très important, ce qui permet au kéglé de revenir à une position avec la base vers le bas.
Outre le kéglé, les flèches et les volants de badminton utilisent également les plumes pour assurer la stabilité. Cependant, les plumes utilisées pour les flèches et les volants de badminton sont beaucoup plus dures que les plumes de coq du kéglé. En effet, les flèches et les volants de badminton volent beaucoup plus vite que le kéglé, et les plumes dures produisent un effet aérodynamique beaucoup plus important que les plumes souples du kéglé. De plus, le long manche de la flèche fournit un bras de levier aérodynamique plus long, ce qui rend la stabilisation encore plus efficace. L'effet stabilisateur de l'aérodynamique est également utilisé dans la guerre moderne. Tous les projectiles non rotatifs, tels que les obus, les missiles et les bombes aériennes, sont équipés d'ailettes. Le rôle des ailettes est de déplacer le point d'application de la résistance aérodynamique vers l'arrière du centre de gravité du projectile, transformant ainsi le moment de renversement en moment de récupération, produisant le même effet stabilisateur que le kéglé, les flèches et les volants de badminton.

